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Quand une exploitation accumule les coups durs

Les appels qui me viennent des environs de Victot-en-Auge ne ressemblent pas à ceux des villes. On n’y parle pas d’abord de soi, on parle de la ferme. Un éleveur laitier me raconte trois vêlages difficiles en un seul hiver, puis une vache retrouvée couchée un matin dans l’herbage, sans qu’on comprenne pourquoi. Un couple qui a repris l’exploitation des parents voit les pommiers haute-tige donner de moins en moins, le pressoir tomber en panne au moment du cidre, et un acheteur se retirer la veille de signer.

Une autre fois, c’est une femme qui tient seule quelques bêtes et un verger depuis le départ de son mari, et qui me dit simplement : « Depuis deux ans, tout ce que je touche se défait. » Ce qui revient dans ces récits, c’est moins un malheur précis que l’usure de voir les ennuis se succéder, et une question que l’on n’ose poser à personne au village : est-ce que quelqu’un nous en veut ?

Je comprends cette question. À la campagne, les jalousies autour d’une terre, d’un héritage ou d’une ferme qui marche bien existent, et le mauvais œil fait partie de ce qu’on m’apporte. Mais je ne pars jamais de là. Avant de chercher une cause invisible, je veux savoir ce qui a été vérifié du côté visible.

Le vétérinaire et les services agricoles passent en premier

Je le dis à chaque personne qui m’appelle pour ses bêtes : votre vétérinaire reste le premier interlocuteur, et rien de ce que je fais ne remplace un diagnostic, une prise de sang, une autopsie ou un traitement. Une série de pertes dans un troupeau a souvent une cause sanitaire, alimentaire ou liée au bâtiment, qu’il est possible d’identifier et de soigner.

Il en va de même pour les cultures et les vergers. Un gel au moment de la floraison, un été trop sec, une maladie des arbres relèvent du conseil technique, de la chambre d’agriculture et de votre assureur. Pour la trésorerie, votre comptable, votre centre de gestion et votre banque sont les bons interlocuteurs : je ne remplace pas un conseiller financier, ni un notaire quand il s’agit de terres ou d’une succession.

Ce n’est qu’une fois tout cela fait, et quand les explications ne suffisent plus à rendre compte de l’accumulation, que mon travail trouve sa place. Il vient à côté, jamais à la place.

Ce que je regarde quand on m’appelle d’une ferme

Le premier échange est sans engagement. Je commence par écouter, longtemps s’il le faut : depuis quand cela dure, ce qui s’est passé juste avant, qui travaille sur l’exploitation, ce que le vétérinaire a conclu. Les dates comptent beaucoup. Une série qui commence après un achat de bêtes, une dispute de bornage ou la reprise de la ferme ne se lit pas comme une mauvaise année que tout le monde a connue alentour.

Je fais ensuite le tirage aux cauris sur votre prénom et votre date de naissance. Quand l’exploitation est tenue à deux, en couple ou entre associés, je demande aussi le prénom de l’autre, parce que ce qui pèse sur une ferme pèse rarement sur une seule personne.

Je vous dis franchement ce que je vois. Parfois, c’est une jalousie ou un regard chargé posé sur le lieu ou sur la famille, et une protection a sa raison d’être. Parfois, je ne vois rien de cet ordre : une suite de malchances ordinaires, un épuisement, une décision à prendre sur l’avenir de l’exploitation. Dans ce cas je vous le dis, et je ne commence aucun travail.

Une ferme se protège comme elle se travaille : un peu chaque jour, sans bruit, en commençant par ce qui se voit.

Comment se déroule la protection d’une exploitation

Quand je vois une raison de protéger, le travail suit toujours le même ordre. Le prix est annoncé une seule fois, avant de commencer, et il ne change plus.

  1. Je m’occupe d’abord de la personne qui porte l’exploitation : des bains de plantes à prendre chez vous, avec des consignes simples, pour vous défaire de ce qui s’est accroché à vous.
  2. Je travaille ensuite sur le lieu : fumigations et prières pour la maison, l’étable, la grange et les herbages. Quand la situation le demande, je me déplace pour le faire sur place.
  3. J’allume des bougies consacrées au nom de la ferme et de ceux qui y vivent, et je fais parfois un travail de nuit, quand ce que j’ai vu le réclame.
  4. Je vous appelle chaque matin pour faire le point : ce que vous avez remarqué, comment s’est passée la nuit, ce que le vétérinaire a dit des bêtes.
  5. Nous terminons ensemble, avec les quelques habitudes à garder pour la suite.

Pendant tout ce temps, vous pouvez arrêter quand vous le voulez. Il n’y a rien à acheter à côté : pas de talisman à accrocher dans l’étable, pas de « kit », pas de produit à verser dans l’abreuvoir. Ce que nous nous disons reste entre nous.

Ce que je ne fais pas

  • Je ne soigne pas les animaux et je ne prends pas la place du vétérinaire.
  • Je ne désigne pas un voisin, un parent ou un ancien associé comme responsable. Dans une campagne, une accusation lancée un soir peut brouiller deux familles pour des générations.
  • Je ne travaille jamais contre quelqu’un. Une protection entoure votre ferme, elle ne retourne rien contre personne, et je respecte le libre arbitre de chacun.
  • Je n’annonce ni récolte, ni date de retour à la normale. Le temps qu’il fera, les prix du marché et la santé du troupeau ne dépendent pas de moi.
  • Je ne parle de vous à personne. Dans un petit village où tout se sait, cela compte.

Ce que vous pouvez faire de votre côté

Une partie du chemin vous revient, et elle est très concrète. Ce sont souvent les mêmes gestes qui aident le vétérinaire, le conseiller et moi à y voir clair.

  • Tenez un carnet : la date de chaque perte, de chaque visite du vétérinaire, de chaque achat d’animaux, de chaque gros orage. Ce qui ressemble à une malédiction se révèle parfois une cause qui se répète, et l’inverse arrive aussi.
  • Faites les analyses que l’on vous conseille, pour l’eau, le fourrage ou le bâtiment.
  • Parlez-en à la maison. Une exploitation qui va mal pèse sur tout le foyer, et le silence alourdit encore les choses.
  • Si la charge devient trop lourde, la MSA propose une écoute aux exploitants en difficulté : y faire appel n’a rien d’un aveu de faiblesse.
  • Évitez de chercher un coupable autour de vous. Gardez vos forces pour la ferme et pour les vôtres.

Appeler depuis Victot-en-Auge

Que vous soyez à Victot-en-Auge, du côté de Cambremer, de Beuvron-en-Auge ou de Dozulé, vous pouvez m’appeler au 07 58 41 65 93, par téléphone ou par WhatsApp, à toute heure, y compris avant la traite du matin ou tard le soir. Nous commençons par parler, sans que cela vous engage. Sur le site, la page consacrée à la protection et au mauvais œil décrit plus largement comment je protège une personne, un foyer ou un lieu.

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Je réponds 24h/24 et 7j/7, par téléphone ou sur WhatsApp, partout en France, dans les DOM-TOM et en Nouvelle-Calédonie. Le premier échange est sans engagement.

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