La méthode
On regarde d’abord, on lève ensuite.
Le désenvoûtement est le domaine où circulent le plus d’abus : contrôles toujours positifs, urgences annoncées la nuit, sommes qui grimpent à chaque appel, objets prétendument indispensables. Ma pratique est l’inverse — je regarde, je nomme ce que je vois, et bien souvent j’écarte l’hypothèse. Un contrôle négatif est une bonne nouvelle, pas un rendez-vous manqué, et je ne facture pas un travail dont vous n’avez pas besoin.
Quand une charge est bien là, je vous dis ce qu’elle est, d’où elle vient et depuis quand, avant de commencer quoi que ce soit. Le travail se fait alors par étapes, sur cinq à sept jours en général : purification par bains de plantes, fumigations et prières de délivrance, levée de l’attache, puis fermeture. Chaque étape a sa nuit, son ordre et son objet, et rien n’est ajouté en cours de route.
Vous savez chaque matin où nous en sommes. Je vous appelle ou je vous écris pour vous dire ce qui a été fait la veille, ce qui a bougé, et ce que vous avez à faire de votre côté le soir même : un bain, une bougie, une prière, parfois seulement du repos. Les gestes qui vous reviennent sont simples et sans coût ; si l’on vous demande d’acheter un objet cher pour « accompagner » une levée, changez d’interlocuteur.
Ce savoir m’a été transmis dans ma famille et je l’exerce dans un seul sens : vous dégager, puis vous protéger. Je ne retourne jamais une charge contre son auteur. Tout se fait à distance, partout en France, dans les DOM-TOM et en Nouvelle-Calédonie, et je me déplace lorsqu’un lieu doit être purifié sur place. Ce que vous me dites ne sort pas de cet échange.