« Je n’arrive pas à m’y sentir chez moi »
Les appels qui concernent une maison commencent rarement par le mot « purification ». On me dit plutôt : « je ne m’y sens pas chez moi », « on se dispute toujours dans la cuisine », « les enfants refusent la chambre du fond ». Derrière ces phrases, il y a presque toujours une maison plus vieille que ceux qui l’habitent.
Une femme d’une cinquantaine d’années a repris la maison de sa grand-mère, en ville basse, et a tout laissé en place ; deux ans plus tard, elle s’y sent toujours invitée. Un jeune couple a acheté une maison lorraine mitoyenne dans un village de la vallée, tout en profondeur, aux pièces du milieu presque sans jour ; depuis l’emménagement, chacun en veut à l’autre. Un veuf vit seul dans une grande maison des années 1920 dont il a fermé la moitié des pièces, et il dit que les murs « pèsent ».
Ces trois situations ne se ressemblent pas, et je ne les traite pas de la même façon. Mais toutes commencent par la même étape, qui n’a rien de mystique.
D’abord la maison elle-même : humidité, chauffage, air
Une maison ancienne peut rendre malheureux pour des raisons très concrètes. Une cave humide, une moisissure derrière une armoire, une chaudière qui tire mal, un conduit jamais ramoné : cela fatigue, donne mal à la tête, rend irritable, et l’on finit par croire que la maison vous en veut. Avant de parler de charge, je demande qu’on vérifie ces points avec les bons professionnels.
- Un chauffagiste pour la chaudière, le poêle ou l’insert, et un ramoneur pour les conduits.
- Un détecteur de monoxyde de carbone dans les pièces où fonctionne un appareil à combustion.
- Un artisan pour l’humidité, les remontées dans les murs et la ventilation.
- Un électricien si des appareils s’éteignent seuls ou si l’installation n’a jamais été refaite.
Quand le chauffagiste est passé et que le malaise reste, nous savons au moins ce qu’il n’est pas. Il arrive aussi qu’on règle les deux : la chaudière d’un côté, ce qui pèse sur le lieu de l’autre.
Verdun, la mémoire et les maisons
À Verdun, la mémoire de la Grande Guerre fait partie du paysage : les monuments, les noms gravés, les cérémonies, les familles qui ont relevé leurs maisons après 1918. Certaines personnes qui m’appellent me demandent, avec hésitation, si ce passé peut peser sur leur logement.
Je réponds avec prudence. Cette mémoire appartient à tous, et elle est honorée là où elle doit l’être, dans les lieux de recueillement et les commémorations. Je ne m’en sers pas pour expliquer une dispute ou une mauvaise nuit, et je n’invente pas d’histoire sur votre maison. Ce que je regarde, c’est ce que le lieu porte de plus proche : un deuil qui n’a pas été fait, une séparation, des années de conflit, une longue maladie. C’est cela, le plus souvent, qu’une maison garde.
Ce que je regarde au tirage
La lecture se fait aux cauris, sur le prénom et la date de naissance de chaque personne qui vit sous ce toit. Si vous avez repris la maison d’un parent, je vous demande aussi son prénom. Une question guide la lecture : est-ce le lieu qui pèse, ou est-ce ce que vous traversez qui rend le lieu lourd ? Ce n’est pas la même chose, et ce n’est pas le même travail.
Pour la femme installée chez sa grand-mère, le tirage montrait surtout un deuil resté en suspens : la maison n’était pas chargée, elle était figée. Pour le veuf, la solitude comptait davantage que les murs. Pour le jeune couple, une purification du lieu avait du sens, avec un travail sur le couple mené à part. Je dis franchement ce que je vois. Si je ne vois rien sur la maison, je le dis, et je ne commence pas.
Purifier un lieu, étape par étape
Quand une purification se justifie, elle suit un ordre. Le prix est annoncé une seule fois, avant de commencer, et il ne change plus.
- Nous faisons le tour de la maison, au téléphone ou sur place : chaque pièce, la cave, le grenier, les pièces fermées, et ce que vous y ressentez.
- Les occupants prennent d’abord un bain de plantes : on ne nettoie pas un lieu avec des personnes encore chargées.
- La fumigation se fait pièce par pièce, du fond de la maison vers la porte d’entrée, fenêtres ouvertes ensuite.
- Les prières se font aux seuils et aux ouvertures, avec des bougies consacrées, parfois avec un travail de nuit de mon côté.
- La maison est enfin refermée sur ceux qui l’habitent, pour que ce qui a été enlevé ne s’y réinstalle pas.
À distance, vous faites les gestes chez vous pendant que je travaille de mon côté ; je vous les explique un par un. Quand la maison est grande, encombrée, ou que vous n’avez pas la force de le faire seul, je me déplace jusqu’à Verdun. Pendant tout le travail, je vous appelle chaque matin pour faire le point sur la veille et sur la pièce qui posait problème.
Une maison ne vous veut pas de mal. Elle garde ce qu’on y a vécu, et on peut l’aider à s’en défaire.
Ce que je ne fais pas
Je ne fais pas de spectacle : ni chasse aux esprits, ni récit inquiétant sur les anciens propriétaires. Je ne vous dis pas que votre maison est maudite et je ne vous pousse pas à la vendre. Je ne vous vends rien à côté, ni talisman, ni bijou, ni « kit ». Je ne renvoie rien contre personne. Et je ne remplace ni le ramoneur, ni le chauffagiste, ni l’artisan qui traitera l’humidité.
Si la maison est en succession ou en indivision et que c’est la décision de la garder ou de la vendre qui vous pèse, voyez un notaire, au besoin un avocat : je peux vous aider à voir clair dans ce que vous ressentez, pas trancher un partage. Vous pouvez arrêter le travail à tout moment, et ce que vous me confiez reste entre nous.
Ce que vous pouvez faire de votre côté
Une partie du travail vous revient, et elle ne coûte rien.
- Aérer chaque pièce tous les jours, même celles qui ne servent plus, et rouvrir les volets fermés.
- Trier les affaires d’un défunt : garder ce que vous choisissez, pas tout ce qui reste.
- Réparer les petites choses : une porte qui frotte, une fuite, une ampoule grillée.
- Noter pendant deux semaines où et quand le malaise apparaît, et qui est présent.
- En parler entre vous, sans chercher de coupable.
Ce carnet sert autant au chauffagiste qu’à moi : il montre parfois que tout se passe près d’un seul appareil, parfois autre chose, et c’est alors une base solide pour travailler.
Appeler depuis Verdun
Si vous vivez à Verdun ou dans la vallée de la Meuse et qu’une maison vous pèse, appelez-moi au 07 58 41 65 93, par téléphone ou sur WhatsApp, à toute heure. Le premier échange est sans engagement : vous me décrivez la maison, je vous dis ce que je vois et si un travail a du sens. La page Protection & mauvais œil du site explique aussi comment je protège une personne, un foyer ou un commerce.
