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L’occhju, un savoir qui appartient aux familles corses

Dans le Sartenais comme dans le reste de l’île, on ne va pas consulter un spécialiste pour l’occhju. Il se signe à la maison, le plus souvent par une femme de la famille ou du voisinage, une signadora. On me décrit toujours à peu près la même scène : une assiette d’eau, quelques gouttes d’huile d’olive, une prière dite à voix basse, des signes de croix. Si l’huile s’étale, l’occhju est là, et l’on recommence jusqu’à ce que les gouttes restent rondes.

Cette prière se transmet selon des règles précises, la nuit de Noël dit-on, et elle ne se dit pas devant n’importe qui. Je ne la connais pas et je ne cherche pas à la connaître. Ce n’est pas ma tradition : j’ai grandi dans une autre, celle des cauris, des plantes et des prières que ma famille se transmet. Les deux parlent pourtant de la même chose, un regard chargé d’envie qui finit par peser sur quelqu’un, et je n’ai aucune raison de regarder l’une de haut.

Ce que je ne fais pas

Je ne fais pas l’assiette d’eau et je ne prétends pas signer l’occhju. Je ne demande à personne de cesser d’aller voir sa signadora, et je ne dis jamais qu’elle s’est trompée. Si l’on vous a signé la semaine dernière et que vous vous sentez apaisé depuis, vous n’avez pas besoin de moi, et je vous le dirai au téléphone.

Je ne mets pas non plus de nom sur le regard. Sartène n’est pas grande, chacun y connaît un peu tout le monde, et un soupçon lancé à la légère peut fâcher deux familles pour une génération. Mon travail porte sur ce que vous portez, pas sur la personne qui vous l’a laissé.

Quand on m’appelle de Sartène pour l’occhju

Les situations qui m’arrivent du Sartenais ont presque toutes le même point de départ : la tradition a été suivie, et quelque chose résiste. Voici celles que j’entends le plus souvent :

  • l’occhju est signé, on se sent mieux deux ou trois jours, puis tout recommence, plusieurs fois dans le même mois ;
  • la signadora elle-même a dit que c’était « plus lourd qu’un occhju » et qu’il fallait chercher autre chose ;
  • la tante ou la grand-mère qui signait dans la famille est décédée, et personne n’a reçu la prière ;
  • on vit sur le continent, à Marseille, à Nice ou à Paris, loin de ceux qui savaient faire ;
  • une maison vient d’être restaurée, des fiançailles annoncées, un projet lancé, et les ennuis ont commencé juste après.

Une jeune femme signée tous les quinze jours

Une mère m’a appelé un soir, inquiète pour sa fille de vingt ans. Depuis l’été, la jeune femme était signée tous les quinze jours par sa tante, et chaque fois l’huile s’étalait de nouveau. La lecture a montré un regard bien réel, mais aussi une chose plus simple : après chaque signature, rien n’avait jamais été posé pour la protéger. On enlevait, et la porte restait ouverte.

Un fils installé sur le continent

Un homme né à Sartène, installé depuis longtemps près de Lyon, m’a confié qu’il n’avait plus personne pour le signer depuis la mort de sa mère. Il ne voulait pas d’un rituel étranger à ce qu’il avait connu. Nous avons longuement parlé avant de commencer quoi que ce soit, et c’est lui qui a décidé, après la lecture, d’aller plus loin.

La lecture aux cauris : un regard, ou autre chose ?

Avant de proposer quoi que ce soit, je fais une lecture aux cauris sur votre prénom et votre date de naissance. Elle répond à une question précise : ce que vous portez vient-il d’un regard envieux, comme l’occhju, ou d’un travail fait volontairement contre vous ? Ce n’est pas la même chose, et cela ne se traite pas de la même façon.

Bien souvent, la lecture rejoint ce que la signadora a vu : un regard, rien de plus, mais qui revient parce que rien ne protège la personne entre deux signatures. Parfois, elle montre une charge plus ancienne, et nous parlons alors de désenvoûtement. Parfois enfin, elle ne montre rien du tout. Je vous le dis franchement, et dans ce cas je ne commence aucun travail.

Ce que j’ajoute, étape par étape

Quand la lecture montre que l’occhju revient faute de protection, voici comment je procède. Tout vous est annoncé avant de commencer, le prix compris, et ce prix ne change plus ensuite.

  1. J’écoute d’abord : depuis quand l’occhju revient, après quels événements, ce que la signadora en a dit.
  2. Je purifie par des bains de plantes et des fumigations, en vous expliquant chaque geste pour que vous sachiez ce que vous faites.
  3. Je fais les prières et j’allume des bougies consacrées sur votre prénom, avec un travail de nuit quand la lecture le demande.
  4. Je pose ensuite la protection, une fois seulement que le terrain est propre.
  5. Je vous appelle chaque matin pour faire le point sur la nuit et sur la journée de la veille.

Pendant tout ce temps, vous pouvez continuer à faire signer l’occhju si c’est votre habitude. Les deux démarches ne se gênent pas. C’est même une bonne manière de suivre les choses : ce que la signadora voit dans l’assiette, vous pouvez me le raconter le lendemain matin. Je ne vous vends rien à côté, ni talisman ni bijou, et vous pouvez arrêter quand vous le souhaitez.

Je ne prends pas la place de la signadora : elle enlève l’occhju, et moi j’aide à ce qu’il ne retrouve pas le chemin.

Ce que vous pouvez faire de votre côté

Quelques habitudes simples aident à y voir clair, que vous fassiez appel à moi ou non :

  • notez les dates où l’occhju revient et ce qui s’est passé la veille, une visite, un repas, une bonne nouvelle annoncée ;
  • gardez la même signadora plutôt que d’en voir trois dans la semaine, pour qu’une seule personne suive votre cas ;
  • si vous me consultez, rien ne vous oblige à le cacher à votre famille ou à celle qui vous signe ;
  • méfiez-vous de quiconque vous demande d’acheter un objet pour vous protéger.

Appeler depuis Sartène ou le Sartenais

Que vous viviez dans la vieille ville, à Propriano, dans un village de l’Alta Rocca ou sur le continent avec Sartène au cœur, vous pouvez me joindre au 07 58 41 65 93, par téléphone ou par WhatsApp, 24h/24 et 7j/7. Le premier échange est sans engagement : je vous écoute, je fais la lecture et je vous dis ce que je vois, y compris quand je ne vois rien.

Le déroulé complet de ce travail est décrit sur la page Protection & mauvais œil du site. Si une maison doit être purifiée sur place, je peux me déplacer quand la situation le demande. Ce que vous me confiez reste confidentiel, et vous restez libre de vos choix à chaque étape.

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