Le lendemain de la découverte
Une infidélité se découvre rarement par un aveu. Le plus souvent, c’est un message resté ouvert sur la tablette de la maison ou une dépense qu’on ne s’explique pas. À Roanne, comme dans toute ville où l’on se connaît, c’est parfois une connaissance qui laisse entendre quelque chose à la sortie du travail. Suivent une nuit sans sommeil, une dispute ou au contraire un silence épais, et le besoin de décider très vite.
Une aide-soignante de Riorges, mariée depuis quatorze ans, m’a appelé un dimanche matin. Elle avait trouvé des échanges entre son mari et une collègue à lui. Il avait reconnu une liaison de quelques mois, juré que c’était fini, demandé à rester. Elle ne savait plus si elle devait le croire, ni même si elle en avait encore envie. Elle voulait que je lui dise quoi faire.
Je lui ai répondu ce que je réponds à chacun : je ne déciderai pas à votre place. Mon rôle est de vous aider à voir ce qui tient encore entre vous deux, et ce qui ne tient plus. Le choix vous appartient.
Ne pas trancher à chaud
Les premiers jours, tout se mélange : la colère, l’humiliation, la peur de se retrouver seul, l’inquiétude pour les enfants, et le regard des autres. Une décision prise dans cet état est souvent une décision contre la douleur plutôt qu’une décision pour sa vie. Certains partent le soir même et le regrettent, d’autres pardonnent dans la semaine pour que tout redevienne comme avant, et découvrent des mois plus tard que rien n’a été réglé.
Prenez quelques jours avant de choisir et, pendant ce temps :
- ne contactez pas la troisième personne, ne cherchez pas à la rencontrer ;
- laissez les enfants en dehors des explications, quel que soit leur âge ;
- ne fouillez pas chaque soir le téléphone de l’autre : cela rouvre la plaie ;
- sortez de la maison, ne serait-ce qu’une heure : une marche le long du canal ou au bord de la Loire remet souvent les idées en place.
Ce que la lecture me montre
Quand la personne est prête, je fais une lecture aux cauris sur son prénom et sa date de naissance, ainsi que sur le prénom de son conjoint. Je n’ai pas besoin du nom de la troisième personne, et je ne travaille pas sur elle. Ce qui m’intéresse, c’est le lien du couple tel qu’il est aujourd’hui, pas tel qu’on voudrait qu’il soit.
La lecture ne tranche pas à votre place, mais elle éclaire plusieurs points :
- si l’infidélité a été une fuite passagère, ou si le cœur de l’autre s’est réellement tourné ailleurs ;
- si le regret exprimé est sincère, ou s’il tient surtout à la peur de perdre la maison et la vie de famille ;
- s’il reste de l’affection sous la colère, des deux côtés ;
- si quelque chose s’était déjà abîmé entre vous avant, sans que personne n’en parle.
Je dis franchement ce que je vois, même quand ce n’est pas ce que la personne espère entendre. Si le lien est éteint, je le dis, et je ne propose aucun travail.
Si vous choisissez de rester : réparer le lien, étape par étape
Pour l’aide-soignante de Riorges, la lecture montrait un mari sincère dans ses regrets et une affection intacte sous la colère. Elle a choisi de rester. Dans ce cas, le retour affectif ne consiste pas à faire revenir quelqu’un qui est parti : il s’agit de ramener la confiance et la tendresse dans une maison d’où elles se sont absentées. Je lui ai annoncé le prix une seule fois, avant de commencer, puis nous avons suivi cet ordre :
- Laver ce que la découverte a laissé : des bains de plantes pour elle et, pour la maison, des fumigations, en particulier dans la chambre.
- Apaiser la colère et ramener les pensées vers le foyer : des prières et des bougies consacrées, avec un travail de nuit quand la lecture le demandait.
- Refermer le lien sur le couple, pour qu’il ne reste ouvert ni à la troisième personne ni aux reproches qui reviennent à chaque dispute.
Pendant ces jours, je l’ai appelée chaque matin. Elle me racontait la soirée de la veille : un repas plus calme, une conversation qui avait tourné court. C’est sur ces récits que j’ajuste la suite.
Le travail ne remplace pas ce que le couple doit faire de son côté. Celui qui a trompé doit couper nettement le contact avec la troisième personne et accepter de répondre aux questions sans s’impatienter. Si vous en ressentez le besoin, un conseiller conjugal peut vous aider à parler sans vous blesser ; les deux démarches vont ensemble.
Quand c’est l’autre qui est parti, ou vous qu’on ne pardonne pas
Un homme du Coteau m’a appelé après que sa compagne l’a quitté pour celui qu’elle voyait depuis des mois. Il ne savait plus s’il voulait la voir revenir ou seulement ne plus avoir mal. La lecture a d’abord servi à cela : séparer le besoin d’être choisi de l’envie réelle de reprendre la vie à deux.
À l’inverse, une femme de Mably m’a appelé : c’était elle qui avait eu une liaison, et son mari était parti chez son frère. Elle voulait qu’il revienne. Un retour affectif est possible dans ce cas, mais je lui ai dit les choses clairement : aucun rituel n’efface un acte. Il peut adoucir la rancœur et rouvrir une porte ; c’est elle qui devra la franchir, en reconnaissant ce qui s’est passé, sans chercher à forcer le pardon.
Je peux apaiser une colère et rouvrir un chemin. Je ne peux pas pardonner à la place de quelqu’un.
Je respecte le libre arbitre de chacun : le travail tourne les pensées de la personne vers vous, il ne l’enferme pas et ne nuit à personne.
Si vous choisissez de partir
Quand la lecture montre un lien tourné ailleurs, ou quand la personne ne se sent plus capable de faire confiance, je ne propose pas de retour affectif. Je peux en revanche l’aider à se détacher : des bains de plantes et des prières pour couper ce qui la retient encore, retrouver le sommeil et ne plus vivre au rythme des messages de l’autre.
Une séparation soulève aussi des questions concrètes : la maison, les comptes communs, la garde des enfants. Sur ces points, je ne remplace ni un avocat, ni un notaire, ni un médiateur familial. Consultez-les tôt, avant que la colère ne dicte les décisions.
Ce que je ne fais pas
Ce que je refuse, je préfère le dire d’avance :
- décider à votre place s’il faut rester ou partir ;
- agir contre la troisième personne, chercher à la punir ou à lui nuire ;
- retenir quelqu’un qui a clairement choisi une autre vie ;
- vous vendre un talisman, un bijou ou un « kit » en plus du travail.
Vous pouvez arrêter à tout moment, et tout ce que vous me confiez reste entre nous.
Appeler depuis Roanne
Que vous habitiez le centre de Roanne, Riorges, Mably, Le Coteau ou un village de la Côte roannaise, je consulte par téléphone ou par WhatsApp au 07 58 41 65 93, à toute heure, tous les jours de la semaine. Le premier échange est sans engagement : vous me racontez ce que vous avez découvert, je vous dis ce que je vois et ce qui me semble possible. La page Retour affectif du site décrit plus en détail ma façon de travailler.
