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Chercher sa place de l’autre côté de la frontière

Longwy est une ville de frontière au sens le plus concret : la Belgique et le Luxembourg sont à quelques minutes, et une bonne partie du Pays-Haut travaille au Grand-Duché. Dans beaucoup de familles, quelqu’un fait déjà la route chaque matin. Pour celui ou celle qui n’a pas encore trouvé, cette proximité devient une pression silencieuse : tout le monde semble y être arrivé, sauf soi.

Ceux qui m’appellent d’ici ont fait ce qu’il fallait, souvent davantage, et ne comprennent plus pourquoi rien n’aboutit.

Il y a cette aide-soignante de Longwy-Bas qui postule depuis un an dans des établissements luxembourgeois et qui passe chaque fois les premiers échanges, puis plus rien. Il y a cet homme de cinquante ans, ancien technicien de maintenance, qui a repris une formation et envoie ses candidatures dans la logistique sans obtenir un seul rendez-vous. Il y a cette jeune femme sortie d’un BTS de comptabilité, convoquée quatre fois au dernier tour et quatre fois classée deuxième. Trois histoires différentes, une même fatigue.

Un marché exigeant ou un blocage : ce que je distingue

Chercher un emploi au Luxembourg est difficile pour tout le monde. Les postes sont convoités, les candidats viennent de plusieurs pays, et beaucoup d’offres demandent l’allemand ou le luxembourgeois en plus du français. Un refus n’a rien d’anormal. Dix refus pour des postes où l’on ne remplissait pas les conditions de langue n’ont rien de mystérieux non plus.

Ce qui me fait regarder plus loin, c’est une répétition que le dossier n’explique plus. Quand plusieurs de ces situations se retrouvent dans un même parcours, je prends le temps d’une lecture :

  • des entretiens où tout se passe bien, suivis d’un silence complet malgré les relances ;
  • une embauche annoncée, puis annulée au dernier moment pour une raison qui ne tient pas ;
  • des rendez-vous compromis par des incidents qui s’accumulent : une panne sur la route, un train supprimé, un appel qui n’arrive jamais ;
  • une gorge qui se noue ou des mots qui se dérobent face au recruteur, chez quelqu’un qui parle sans peine d’habitude ;
  • une période d’essai interrompue sans explication, puis une deuxième ;
  • une série qui a commencé à un moment précis : un licenciement, un conflit avec un ancien employeur, un départ mal vécu.

Comment je regarde votre situation

Le premier échange sert d’abord à vous écouter, et il ne vous engage à rien. Je vous pose des questions très terre à terre : depuis quand vous cherchez, pour quels postes, dans quelles langues vous passez vos entretiens, à quel moment les choses se sont arrêtées. Si votre recherche bute surtout sur une langue qui vous manque, je vous le dis, parce qu’aucun rituel ne vous fera parler allemand.

Je fais ensuite la lecture aux cauris sur votre prénom et votre date de naissance. Elle me montre si quelque chose pèse sur votre chemin professionnel : une fermeture installée après un événement, des jalousies dans l’entourage depuis que vous avez parlé de votre projet, ou un découragement accumulé au point de se lire sur vous dès la première poignée de main. Il arrive aussi que la lecture ne montre rien de particulier. Dans ce cas, je ne commence aucun travail et je vous explique pourquoi.

Le travail d’ouverture pour une recherche d’emploi

Quand un travail a du sens, je vous annonce son prix une seule fois, avant de commencer, et il ne change plus. Vous n’avez rien à acheter à côté : ni talisman à glisser dans la poche de votre veste, ni bijou, ni kit. Le travail se déroule sur plusieurs jours, dans cet ordre :

  1. un nettoyage d’abord, par des bains de plantes que vous prenez chez vous, pour retirer ce que des mois de refus ont laissé sur vous ;
  2. des fumigations dans la pièce où vous préparez vos candidatures, quand la lecture montre que le lieu garde cette lourdeur ;
  3. des prières et des bougies consacrées sur votre prénom, pour rouvrir le chemin vers le travail que vous cherchez ;
  4. un travail de nuit, quand la situation le demande, avant une échéance importante ;
  5. un appel chaque matin pour faire le point : les réponses reçues, les rendez-vous fixés, ce que vous avez ressenti.

Vous pouvez arrêter à tout moment, sans avoir à vous justifier.

La veille et le matin d’un entretien

Quand un rendez-vous est fixé, je cale le travail sur cette date. La veille, je vous indique comment prendre le dernier bain et je prie pour vous pendant la nuit. Le matin même, nous nous parlons quelques minutes avant votre départ, pour que vous partiez l’esprit posé plutôt que la tête pleine des refus précédents.

Ce que je ne fais pas

Je ne fais pas embaucher quelqu’un contre la volonté d’un recruteur. Je respecte le libre arbitre de chacun, celui de l’employeur comme le vôtre : mon travail consiste à lever ce qui vous encombre, pas à forcer une décision. Je ne vous donnerai pas non plus de date à laquelle vous signerez un contrat.

Je ne remplace ni un conseiller en emploi, ni un cours de langue, ni un avocat. Si votre dernier licenciement est contesté, si une question de droits se pose entre la France et le Luxembourg, c’est vers eux qu’il faut vous tourner, et je vous le dirai. Je ne rédige pas votre CV et je ne contacte aucune entreprise à votre place. Tout ce que vous me confiez reste entre nous.

Votre part pendant les semaines de recherche

Le rituel accompagne une démarche, il ne la remplace pas. Pendant le travail, je demande à chacun de continuer à postuler, et même de le faire avec plus de méthode qu’avant. Quelques habitudes simples changent souvent la manière dont on traverse cette période :

  • tenir un carnet de vos candidatures, avec la date, le poste et la réponse, pour voir où les choses coincent ;
  • demander poliment un retour après chaque entretien sans suite, même bref ;
  • travailler un peu chaque jour la langue qui revient le plus souvent dans les offres ;
  • faire le trajet à l’heure de votre rendez-vous quelques jours avant, car la route vers la frontière n’a pas la même allure à huit heures qu’à quinze heures ;
  • garder du temps pour autre chose que la recherche : une marche sur les remparts de la ville haute, la famille, le sommeil.

Je peux alléger ce qui pèse sur vous ; devant le recruteur, c’est votre voix qu’on doit entendre, pas celle de vos refus.

Les premiers changements, quand ils viennent, sont souvent modestes : une réponse qui arrive enfin, une convocation inattendue, un entretien dont on sort en se sentant soi-même. Je vous demande de me les raconter chaque matin, parce qu’ils m’indiquent comment poursuivre.

Me consulter depuis Longwy

Que vous soyez à Longwy-Haut, à Mont-Saint-Martin ou ailleurs dans le Pays-Haut, vous pouvez me joindre par téléphone ou sur WhatsApp au 07 58 41 65 93, de jour comme de nuit, tous les jours de la semaine. Je m’adapte à vos horaires, y compris avant six heures.

Préparez votre prénom, votre date de naissance et quelques repères : depuis quand vous cherchez, combien d’entretiens vous avez passés, ce qui s’est produit au moment où les choses ont commencé à bloquer. La page Chance, argent et réussite du site décrit mon travail dans ce domaine.

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